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Ecusson
Ecusson Elven

"De Gueules, aux deux tours maçonnées d'or crénelées de sables, au franc canton d'azur à dix besants d'or".
  • Symbolisme : Les deux tours figurent les vestiges du château de Largoët. Le franc canton (bleu) aux dix besants rappelle la maison des Rieux qui y ont habité et dont les armes sont incrustées sur l'entrée au-dessus du pont-levis.
ELVEN : ENTRE HISTOIRE ET PATRIMOINE
  • Elven, aujourd'hui paisible, a un passé intéressant qui mérite qu'on s'y arrête quelques instants. Ses rues Quintin ou Rochefort sont, par leurs noms, les témoins de sa vie moyenâgeuse ; les rues Gambert ou Coëdelo évoquent l'époque troublée de la Révolution et les rues Opération Savana ou Martyrs de la Résistance les épisodes glorieux ou tragiques de la guerre 39-45.
    L'implantation humaine à Elven est très ancienne, et le lieu fut certainement occupé dès l'époque celtique. De nombreuses découvertes archéologiques datant de l'âge du bronze, de l'âge du fer et de la période gallo-romaine ont été faites sur le territoire communal.
    Tours de l'Argoët
    Au Vème siècle, lors de l'immigration des Celtes d'Irlande, Elven fut une des paroisses fondées par des chefs religieux irlandais. C'était l'époque où vivait Saint Patern, premier évêque de Vannes. La première mention de " Plou-Elven ", c'est-à-dire " paroisse d'Elven ", est relevée dans le cartulaire de l'abbaye de Redon à la date de 910. Cette paroisse couvre alors une grande étendue, quelques 9 000 hectares. Elle les conserve jusqu'en 1820, date à laquelle elle sera amputée de 2 500 hectares contribuant ainsi à former l'actuelle commune de Trédion.
    Dès cette époque, c'est-à-dire vers l'an 900, un château-fort est déjà édifié, destiné sans doute à arrêter les invasions normandes.
  • Le château d'Elven ou de Largoët (L'Argoët en breton : Pays du bois) est situé à 2 Km du centre de l'agglomération, au milieu d'un grand bois et d'un parc enclos de murs.
    Depuis le XVIIème siècle, le château a subi les ravages du temps et des hommes, devenant ainsi peu à peu les ruines grandioses et monumentales qui étonnent aujourd'hui les visiteurs.
    La Révolution de 1789 fut pour Elven une période troublée qui allait bouleverser le pays breton et donner naissance à la chouannerie. A peu près tous les prêtres du canton refusèrent le serment de la Constitution. Certains furent proscrits, d'autres emprisonnés, d'autres " prirent le maquis ". En 1793, la conscription irrita le peuple et l'insurrection ouverte éclata. La paroisse d'Elven avait levé deux compagnies commandées par Joseph Gambert. De nombreuses escarmouches eurent lieu avec les soldats républicains.
    Durant plus d'un siècle, Elven fut sans histoire, mais pendant l'occupation allemande de 39-45, la résistance s'y manifesta d'une manière active et Elven connut plusieurs épisodes glorieux. C'est d'ailleurs sur le territoire de la commune qu'eu lieu dès 1941 la première opération aéroportée " Opération Savana Angleterre résistance intérieure " que commémore un monument élevé en bordure de la route de Questembert.
      Chapelle de Kerfily
      Chapelle de Kerfily
  • Le patrimoine architectural de la commune :
    • Châteaux :
      • Tours de Largoët (XIVème), le plus haut donjon octogonal de France
      • Kerfily (fin XIXème), très bel ensemble

    • Manoirs :
      • La Boissière (présence romaine et templière)
      • Kerleau (ancienne propriété de la famille Descartes)
    • Eglise Saint Alban
      Eglise St Alban
    • Eglise :
      • Eglise Saint-Alban,
        chœur du XVème classé

    • Chapelles :
      • La Chapelle St Germain
        Chapelle Saint Germain
        Chapelle St Germain
        La chapelle actuelle, datant du XVIème siècle, est un édifice relativement important. Construit en simple appareil, son pignon est percé d’une porte en plein cintre, ornée de moulures qui s’appuient sur deux colonnettes à pinacle fleuri et d’une fenêtre en arc brisé que décore un vitrail. Au sommet de la chapelle culmine un clocher en bâtière abritant une cloche sous une large arcade. Sablières et vitraux portent les blasons des familles nobles de la paroisse : sur les sablières de l’intérieur, l’écusson des Rieux à 9 besants, et au vitrail de chevet, 5 écussons, dont plusieurs peuvent provenir de l’église paroissiale : armes des Rieux - Rochefort, Callac, Coët-er-Garff. Outre une statue de Saint Germain, restaurée, provenant de l’église, et placée dans la fenêtre sud, la chapelle est ornée de boiseries dont une balustrade datant de 1784. Toiture et voûte ont été refaites en 1972 et 1977. Dernièrement y ont été découvertes des traces de peintures murales anciennes.



      • Chapelle de Camarec
        Chapelle de Camarec
      • La Chapelle de Camarec
        La chapelle actuelle, érigée en 1830 comme le signale l’inscription de la porte, succède à une première chapelle. Celle-ci, située sur le terrain qui domine la fontaine fut vendue comme « bien national » à la Révolution, et démolie par son propriétaire. Les habitants la reconstruisent, à leurs frais, sur le « raker », terrain commun à l’entrée du village.
        Depuis 1972, toiture et voûte ont été refaites, les murs décapés, le choeur réaménagé ; la table d’autel provient de la chapelle de la Madeleine, et les vitraux de l’église paroissiale. Ils représentent Sainte-Anne, qui y possède déjà une remarquable statuette de bois, et Saint Joachim, parents de la Vierge Marie, et Saint-Paul.
        La chapelle est dédiée à la Vierge sous le vocable de Notre-Dame de la Clarté, et appelle, par cette invocation, un pèlerinage destiné aux personnes souffrant d’une mauvaise vue. Un pardon a lieu tous les ans à la Chapelle.
        La fontaine de Camarec, construite au XVIème siècle et restaurée en 1975, a la forme d’un petit oratoire ouvert sur trois côtés. Les linteaux en anse de panier supportent un entablement mouluré, coiffé d’une pyramide avec en son sommet une croix métallique.



      • La Chapelle St Christophe
        La chapelle (XVème - XVIème siècle), dont la toiture s’était écroulée en 1928, a été raccourcie et bien restaurée. Elle a reçu le vitrail de la Pentecôte prélevé de l’église lors de la restauration de 1975.
        Une stèle antique, placée dans l’ancien cimetière de la chapelle, était naïvement appelée « tombeau de Saint Christophe » jusqu’en 1842. Il s’agit en fait d’une borne militaire d’origine gallo-romaine gravée de la dédicace suivante : « au grand empereur César Aurélien tribun puissant et invaincu ». Cette stèle a été placée au musée polymathique de Vannes.
        La croix de Saint-Christophe date des IXème - Xème siècles. La partie supérieure de cette grande croix monolithique a été mise à jour au cours d’un labour. Une découverte qui permet la reconstitution de ce monument mesurant plus de deux mètres. Légèrement pattée, cette croix à la base chanfreinée remonte à une période très ancienne.
        Né païen au Liban (Pays de Canaan), Saint Christophe fut converti par l’évêque d’Antioche Saint Babylas, et mit sa force au service de ses frères, comme Jésus le demande à ses disciples.
        Puis il meurt martyr en 250. Saint Christophe est invoqué pour la protection des voyageurs. On le représente passant la rivière appuyé sur un tronc d’arbre et ployant sous le poids de l’Enfant-Jésus tenant en sa main le globe du monde.


      • La Chapelle Sainte-Anne
        Chapelle Sainte-Anne
        Chapelle Sainte-Anne
        La chapelle Sainte-Anne a été bâtie à Ker-Anna de 1900 à 1902, à l’initiative du recteur Gauvin. L’édifice néo-gothique est pourvu d’un remarquable pignon. A ses pieds, une porte surmontée d’une accolade avec fleuron reposant sur des pilastres à pinacles fleuris. Un clocher « cornouaillais » s’élance dans le ciel, prolongé d’une flèche cantonnée de petits gables et de gargouilles.
        Les vitraux retracent l’histoire de Sainte-Anne. Celui du choeur présente, dans le cadre de l’église et des Tours, les personnalités du temps et les donateurs, dont Monsieur de Charrette en zouave pontifical. On sait qu’à l’appel de la Pie IX, quatre frères de la famille devaient s’engager dans cette armée, dont le Général de Charrette qui demanda à se faire enterrer parmi ses collègues, tués aux batailles de Patay et Loigny par les Prussiens, à leur retour d’Italie en 1871.




      • La Chapelle Saint-Clément
        Chapelle Saint-Clément et croix monolithe sur le placître : inscription aux Monuments Historiques par arrêté du 24 octobre 1973.
        La chapelle Saint-Clément remonte au XVème siècle. Sa façade, épaulée par deux contreforts, est percée d’une porte en arc brisé. Les rampants sont prolongés par un petit clocher qui abrite une cloche sous une arcade en plein cintre. Sous ses aspects dépouillés, la chapelle renferme deux statues de saints, un retable, et de belles fresques des XVème et XVIème siècles.
        La chapelle a reçu un toit, une voûte et des vitraux neufs de 1975 à 1978. Les restes des vitraux d’origine ont été amalgamés dans la lucarne de la nef.
        Le soubassement rectangulaire de la croix de Saint- Clément en appareil irrégulier, porte une table épaisse formant saillie dans laquelle s’encastre la croix proprement dite. C’est un monolithe d’un mètre cinquante de haut, taillé dans le granit du pays. Il a pour seul décor, à son revers, cinq cupules à peine visibles qui évoquent les cinq plaies du Christ.
        Troisième successeur de Saint-Pierre, Saint-Clément a été déporté en Crimée, dans une carrière. Saint-Clément a écrit sa lettre aux Corinthiens pour les exhorter à l’unité, et a été précipité dans la Mer Noire, une ancre au cou en l’an 100 sous Domitien.
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